Le Niger et ses partenaires mènent un combat acharné contre la maladie d’hydrocèle Imprimer
3/17/2017 8:50:54 PM - Publié par maison.presse@yahoo.fr  


Plus du tiers des personnes infectées par la filariose lymphatique se retrouvent en Afrique et l’impact social de la maladie sur le continent est très important. Au Niger, 31 districts sanitaires sont endémiques de la filariose lymphatique et plus de 10 millions de personnes vivant dans ces zones endémiques en sont ainsi menacées. Selon le ministre nigérien de la Santé Publique, Dr Idi Illiasou Mainassara, on estime à plus de dix mille (10 000) le nombre de personnes atteintes des manifestations chroniques de la filariose lymphatique qui se traduisent cliniquement sous formes de déformations monstrueuses de types hydrocèles et éléphantiasis. « La filariose lymphatique est un facteur important de pauvreté et d'incapacité. Le coût de la prise en charge des manifestations aiguës et chroniques de cette maladie est énorme et représente un obstacle majeur au développement économique », a déclaré Dr Idi Illiasou Mainassara, hier dans le département de Say dans la région de Tillabéri, lors d’une visite sur le camp de chirurgie d’hydrocèle organisé par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique.


Durant sept (7) jours plus de 150 patients du département de Say et de Kollo enregistrés, souffrant d’hydrocèle seront soignés de la maladie. Selon le directeur général de l’OOAS, Dr. Xavier Crespin, les personnes atteintes de la maladie sont souvent stigmatiser. Il y a également la baisse ou la perte totale de productivité, le coût élevé du traitement figurent parmi ses conséquences socioéconomiques. Elle cause une incapacité et rend les personnes affectées improductives et incapables de contribuer au progrès économique national et individuel. Ainsi, la lutte contre ces maladies doit être considérée comme un pivot pour les efforts concertés de lutte contre la pauvreté et ce, conformément aux principales stratégies déclinées dans le Plan Stratégique 2016-2020 de l’OOAS. « Il est donc important que nous apprécions à leur juste valeur les efforts faits par l’OOAS et les pays avec l’appui de la Banque mondiale pour éliminer cette maladie de nos pays », a-t-il déclaré lors de la visite du camp.



Dr. Xavier Crespin a en outre indiqué que, le projet Paludisme et Maladies Tropicales Négligées financé par la Banque Mondiale dont la mise en œuvre est coordonnée par l’OOAS en est une illustration. En effet, avec un taux de couverture thérapeutique lors des campagnes de traitement de masse de l’année 2016 de l’ordre de 75,1% pour plus de onze millions huit cent mille (11 800 000) de traitements distribués dans les trois pays couverts par le projet dont plus de trois millions sept cent quatre-vingt mille (3 780 000) au Niger. Il a félicité tous les acteurs pour ce succès gigantesque. En plus du Traitement de Masse a-t-il dit, le projet a prévu la prise en charge de certaines complications réversibles de la filariose lymphatique telles que le lymphœdème, l’éléphantiasis et surtout l’hydrocèle. Dr. Xavier Crespin a par ailleurs dit que, son organisation entend à travers le projet poursuivre ses efforts d’accompagnement des pays afin de rendre accessible les prestations de soins à ces patients. Il a enfin lancé un appel aux autorités administratives, politiques coutumières, aux leaders d’opinion et à l’ensemble de la population de saisir cette opportunité pour faire bénéficier tous les patients éligibles de ces prestations. Notons que, le ministre de la Santé Publique et le directeur général de l’OOAS ont effectué la visite en compagnie du coordonnateur des Programmes de lutte Contre les Maladies Tropicales Négligées, de la représentante de Helen Keller International au Niger, du préfet du département de Say, du maire et du chef de canton de Say ainsi que les coordonateurs des programmes nationaux de santé.



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